Sanctuaire de Madu Ganga

Appartenant au patrimoine de l’humanité, protégé par la convention Ramsar des zones humides depuis 2003 , le sanctuaire de Madu Ganga est une des dernières zones humides renfermant une forêt primaire de mangroves. Elle présente une biodiversité exceptionnelle.

C’est une lagune – un lac partiellement salé en fonction des marées – semée d’une trentaine d’îles.

Elles sont parfois minuscules, comme  l’île de la méditation (qui abrite un hermitage sur quelques mètres carrés) et parfois peuplées de plusieurs milliers d’habitants invisibles (car leurs maisons sont cachées derrière les mangroves).

C’est un paradis pour la faune et la flore. On compte sur Madu Ganga 30% de la faune du Sri Lanka et même 45% de l’avifaune. Il y a par exemple 110 espèces d’oiseaux, 12 de batraciens, 24 de mammifères, 70 de poissons, 30 de reptiles, 50 de papillons,  ainsi  que 300 espèces de plantes.

L’île de Mirala Duwa a été défrichée et exploitée au temps des colonies, grâce à des plantations de cocotiers et de cannelle. C’est le grand-père de Chanaka qui les entretenait. Après l’indépendance, elle est progressivement retournée à l’état sauvage, redevenant une jungle inextricable. Depuis 2007, Chanaka a entrepris de lui redonner vie en défrichant à nouveau une partie de sa surface pour reprendre une exploitation agricole. Une autre portion de l’île est laissée en l’état pour permettre l’observation des nombreuses espèces d’oiseaux résidents ou migrateurs.

A présent, c’est un immense verger en constitution, abritant des dizaines de sortes d’arbres fruitiers et de plantes familières des zones humides. Il y a aussi un grand potager, qui permet de faire connaître la diversité des légumes sri lankais. Ces fruits et ces légumes seront vendus au marché de Balapitiya, respectant ainsi le principe écologique de produire et consommer sur place.

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